|
-2- les
Spatangidae |
Les
Spatangidae montrent une "spécialisation" plus prononcée
de certaines régions du test. |
|
|
|
||
|
Campanien |
|
La craie campanienne champenoise livre peu de Micraster. Micraster brongniarti est cité à Epernay. L'Aube n'a livré pour l'instant aucun Micraster déterminable. Seuls quelques fragments ont été recueillis dans la craie à Magas pumilus de la Marne, au voisinage de l'Aube. Nous avons trouvé, en piteux état, dans
la craie immédiatement sous la couverture tertiaire du plateau
de Brie en Seine et Marne, un Micraster que l'on peut rapporter sous toutes
réserves à M. schroderi. Recollé, presque plaque
par plaque, il montre malgré tout un sillon impair très
étroit et une bouche très proche du bord marginal. |
|
|
||
|
Santonien |
![]() ![]() Micraster coranguinum ![]() |
Chez M. coranguinum, le sillon interporifère (flèche rouge) est bien creusé et forme une gouttière rectiligne ; le fasciole est bien net et les zones periplastronales sont très granuleuses. Dans cet exemplaire, la granulation parait recréé un pseudosillon partant de la bouche jusqu'au fasciole. Nous assistons au renforcement des critères d'évolution mis en place dès la fin du Turonien, chez les M. leskei évolués. |
|
|
||
|
Coniacien |
![]() ![]() Micraster decipiens ![]() Le sillon interporifère est bien marqué et devient rectiligne ; les zones périplastronales sont très granuleuses |
A ce niveau les echinologistes anglosaxons ne reconnaissent pas l'espèce M. decipiens et gardent comme valide l'espèce Micraster cortestudinarium. En Normandie existe une population bien caractérisée :Micraster normanniae.Ce Micraster ne semble pas être présent dans l'Aube. Dans le Coniacien, nous trouvons parfois des Micraster à forme élevée conique révèlant souvent l'absence de fasciole sous-anal. Nous serions en présence d'Isomicraster ? Nous les rentrons en collection sous la dénomination Micraster senonensis
|
|
|
||
|
Turonien |
|
|
|
Dans l'Aube, la partie terminale du Turonien est difficile à différencier du Coniacien. Elle correspond à la zone que les auteurs anciens appelaient "Craie de Vervins". Les récoltes d'échinides montrent de gros oursins appelés M. beonensis, M. renati que M. Fouray regroupe sous l'appellation générique de "gros" M. leskei ou leskei évolués. Ces oursins montrent une évolution de la zone interporifère qui de "lisse" chez leskei devient séparée en son milieu par un sillon en "zig-zag" puis bordé par des tubercules ; et par l'envahissement des zones périplastronales "sablées" de leskei par des "granulations" puis des "tubercules". Ces gros oursins ne montrent pas l'ensemble de ces évolutions et gardent, pour une part, un ou plusieurs critères de leskei. En revanche, ces évolutions sont stabilisées, puis développées chez les Micraster du Coniacien et du Santonien. |
||
![]() ![]()
|
![]() ![]() Micraster leskei adulte Chez les vrais leskei, les zones periplastronales montrent une fine granulation homogène et ne sont jamais envahies par des gros tubercules ou des amas de granulations |
|
Micraster leskei juvénile |
|
|
![]() ![]() Micraster sanctae-maurae |
![]() ![]() ![]() |
|
| A. PERON a décrit l'existence, dans l'Aube dès le Turonien moyen, d'une faune de tout petits Micraster qu'il a denommé Micraster sanctae-maurae et qu'il considère comme une espèce à part entière. Il ne semble pas que cet oursin ait été retrouvé ailleurs à ce niveau stratigraphique. Beaucoup d'auteurs considèrent qu'il ne s'agit que d'un juvénile de Micraster leskei. Comment se fait-il que plus de 30 ans de recherches n'ont livré aucun specimen adulte de M. Leskei à ce niveau, ni aucun autre oursin d'ailleurs ? Lors de travaux dans une zone industrielle les membres de l'AGA ont récolté moins d'une dizaine d'exemplairesde Micraster sanctae-maurae, 2 ou 3 étant bien conservés. Ils montrent des différences significatives avec les petits M. leskei. La population n'est pas encore assez nombreuse pour établir l'espèce de façon certaine. Attendons de nouvelles récoltes... | ||
|
|
||
|
Cenomanien |
![]() ![]() Epiaster distinctus |
![]() ![]() Hemiaster bufo. Le sommet n'est pas au même endroit que l'appareil apical. Il est fortement déplacé vers l'arrière chez H. bufo. |
|
La vue grossie révèle bien l'absence
de fasciole péripétale ![]() |
Ce petit Hemiaster ne provient
pas de l'Aube.
Il montre un fasciole peripétale particulièrement net. ![]() |
|
|
|
||
|
Albien |
Epiaster ricordeaui |
|
|
Epiaster ne possède
pas de fasciole ( mais quelques individus montrent une tendance) ; (Remarquons que les fascioles étant en surface du test, il devient impossible de distinguer et de déterminer avec certitude tous les moules internes, qu'ils soient silicifiés ou non.) |
- test cordiforme
|
|
|
Se reporter à la section
"fossile" "reconnaître les échinodermes" |
||